L’amitié plus forte que tout

Car, malgré l’implication des deux jeunes actrices, malgré un point de départ évoquant une fascination pour Catherine Ringer, l’histoire s’étire paresseusement entre deux séquences qui sont touchantes (comme celle de la sortie en mer avec le prof de sports). L’univers onirique avec la symbolique un peu grosse de l’eau, thème « bachelardien » s’il en est, avec la réverbération du soleil en prime, est construit assez sommairement sur le plan cinématographique.

Enfin, si le monde de l’adolescence est celui de la découverte du corps de l’autre et de sa sexualité, certains moments tirent en longueur : ainsi la séquence où le groupe d’ados se demandent s’il tel ou tel mec « porte à droite ou à gauche » avec gros plan sur les braguettes suspectes… fleure bon la comédie adolescente des années 80.

Avec, en prime, la voix-off en ouverture en forme de pacte de fiction autour de l’amitié, le film ne fait jamais dans la légèreté et la mise en scène, plutôt scolaire, ne sauve pas la mise. « Les pouvoirs infinis de l’amitié » méritait un scénario plus dense au service d’une réalisation qui sorte de l’ordinaire.

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