L’inquiétant « Royaume » de Lars von Trier

Enfin, en 2022 avec The Kingdom : Exodus, on suit les errances de Karen. Une nuit, elle dans l’obscurité et se retrouve bizarrement devant l’hôpital. Elle se met alors à chercher des réponses dans l’espoir de sauver l’établissement de la ruine. Un lieu où planent le mystère et l’horreur. 

Dès le début de The Kingdom, on retrouve le style visuel du cinéaste provocateur, qui fut-co-créateur du mouvement Dogme 75, dont la série illustre les principes avec un tournage caméra à l’épaule et des couleurs non filtrée qui créé un univers singulier et souvent oppressant dans un tel cadre. Visuellement, la série se distingue par la dominante sépia des images et un grain argentique épais.

Évoquant ce tournage, Lars Von Triers indiquait qu’il avait été influencé par la série françaiseBelphégor (1965) et par l’illustre série de David Lynch, Twin Peaks (1990), à laquelle il fait quelques références. Il y a ajoute son sens des situations étranges et un ton caustique évoquant notamment l’antagonisme entre suédois et danois. Et, malgré des tournages à différentes périodes de sa carrière (le coffret offre des bonus sur leurs coulisses ), Lars Von Trier parvient à conserver intactes ses capacités créatrices, malgré la disparition de quelques uns des interprètes les plus marquants comme Ernst-Hugo Järegård (Stig Helmer), Kirsten Rolffes (Sigrid Drusse), Holger Juul Hansen (Moesgaard). Entre autres…

Ce qui est assez saisissant dans cette histoire, c’est le mélange des genres assez délirant où il est aussi bien question de secte, que de démons, de trafic d’organe… Apparaissant en fin de générique des deux premières saisons, Lars von Trier, à la façon de Hitchcock ou de Lynch, s’amuse à piéger son monde en jouant sur tous les registres et en misant sur la lutte entre le rationnel et le surnaturel.

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