Vivre, c’est écrire !

Indéniablement, Valérie Donzelli parvient, sans forcer sur le trait, à créer une émotion en suivant le parcours du combattant de cet auteur en quête d’inspiration nouvelle. Il y a aussi une dimension politique dans cette histoire qui est aussi une plongée dans le monde de la précarité avec un Paul Marquet contraint de jouer l’homme à tout faire pour pouvoir survivre, de chantiers de rénovation en petits boulots.

Le seul vrai défaut dans un récit de la sorte où il est beaucoup question d’interrogation créatrice, d’interrogation existentielle, c’est qu’il conduit souvent à recourir à la voix-off qui devient vite envahissante et casse le rythme de la réalisation.

Pour autant, l’histoire a le mérite de l’originalité et le directrice de la photo, Irina Lubtchansky a fait un travail intéressant sur les couleurs froides et souvent sombres qui symbolisent bien le voyage au bout de la nuit créatrice de Paul Marquet .

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