Film en forme de bonbon acidulé aux couleurs criardes, ce Baise-en-ville est une espèce de conte moderne où les galères de travail sont prétextes à sourire plutôt que de dénoncer. Et l’employeur de Sprite, qui a monté sa boîte de nettoyage express après des fêtes – ce qui donne lieu à des séquences drôles – se montre plutôt compréhensif avec ce mec pas vraiment taillé pour le boulot, mais plein de bonne volonté.
Jouant sur l’opposition de caractère entre la patronne d’auto-école, pétulante et campé avec outrance par une Emmanuelle Bercot en forme, et Sprite procure quelques moments et dialogues savoureux, notamment ceux où elle le guide dans sa vie affective. Entourés de quelques paysages secondaires attachants, comme celui du beau-frère, cette comédie est in fine un hymne sympathique à une certain bienveillance. Conclusion du cinéaste : « Je ne veux pas perdre ce regard optimiste sur le monde.«
Un peu de légèreté ne nuit pas dans le monde moderne… sans pour autant que ce film ne révolutionne pas la mise en scène.
