L’instit’ au fond de la vallée

Joué avec beaucoup de nuances et de subtilité par Galatea Bellugi, le film suit au quotidien cette jeune fille déterminée et solitaire qui a du mal aussi à calmer ses pulsions sexuelles. Une jeune femme qui doit faire aussi passer un peu de l’esprit des lumières dans un monde où les croyances et les superstitions abondent, comme le montre la séquence très forte de la mort du vieux paysan.

Sur la plan visuel, L’Engloutie est un film ambitieux avec une image signée Marine Altan. « Elle savait que je voulais utiliser le format 4/3 pour accentuer la sensation de verticalité. Concernant la lumière, j’avais émis un souhait très précis : je voulais que l’on voie comme les gens de l’époque voyaient. Ainsi, à l’intérieur des maisons, on économisait les chandelles trop coûteuses et l’on se pressait autour du feu de la cheminée. Très peu de sources de lumière donc. On ne voit jamais tout », souligne Louise Hémon. Utilisant parfaitement la lumière naturelle, les séquences ont parfois des allures de tableau de Georges de La Tour, avec l’éclairage des bougies et des lampes à pétrole qui confèrent parfois un côté fantastique au récit.

Un film original qui a été justement distingué, en 2025, du prix Jean Vigo et dont il faut signaler aussi la qualité de la bande originale, œuvre de Émile Sornin.

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