Visuellement, l’idée de jouer, comme dans le Muet, sur les plans fixes et les plans larges tout en privilégiant la profondeur de champ, des surprenants mouvements de caméra et en jouant sur un montage nerveux confère un grand dynamisme à la mise en scène. Ce qui permet de suivre les pérégrinations du héros du récit, ce P’tit cousu qui promène son visage impavide dans toutes les situations dont il parvient à s’extraire. Des personnages issus de l’univers de Guy Bass qui ont tous des réactions humaines et un vrai cœur : à la fin, par exemple, P’tit Cousu est prêt à se sacrifier pour sauver ses amis. Et on voit même des monstres qui demandent une comptine pour les aider… à s’endormir.
Un film d’animation bien mené, tonique et non dénué de poésie.
