La fille qui « balayait » le désert

Le film raconte bien comment cette jeune femme déterminée et libre – elle ne cachait pas son amour pour Amy Meredith qui tenait un café littéraire à Lima – mène son combat pour la préservation de ces lignes en luttant contre les exploitations qui veulent les détruire pour promouvoir la culture du coton.

S’il restitue bien la personnalité de cette archéologue, qui choisit de vivre une vie ascétique au mépris du danger, si la réalisation joue très bien sur l’épure, la simplicité en privilégiant des plans qui restituent l’immensité des lieux – la séquence d’ouverture en est le parfait exemple – le film patine un peu dans sa volonté de « montrer » les questions métaphysiques que se pose cette jeune archéologue. Ce qui provoque certaines baisses de régime dans la deuxième partie où ces longues errances dans ces lieux désertiques sont un peu répétitives. Pour autant, il offre une résonance avec les interrogations de notre époque et la question fondamentale du vivre autrement avec notre monde, si malmené sur le plan écologique.

En tout cas, servi par un duo d’acteurs impeccables, ce Lady Nazca a le mérite de l’originalité.

Une bande-dessinée Lady Nazca de Nicolas Delestret, sortira le 7 janvier 2026 aux éditions Grand Angle.

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