Pour dramatiser un peu ce biopic, la cinéaste a introduit un personnage de fiction, celui de sœur Agnieszka (Sylvia Hoeks) : elle devrait succéder à Agnès à la tête des Lorette, sauf que celle-ci se révèle enceinte, ce qui la pousse même au bord du suicide.
Si la photographie est soignée, si Noomi Rapace utilisée à contre-emploi campe une femme maniaque, dure, loin de l’image de la « sainte » ensuite médiatisée, le film ne parvient jamais à vraiment émouvoir. Quant à la tentative sonore de faire de la future Teresa une icône punk-rock – des riffs de guitares électriques saturant parfois la bande originale – elle est un peu gratuite.
L’entreprise est audacieuse, mais ne parvient pas vraiment à provoquer une réaction comme aurait pu le faire, sur le même sujet, un Luis Buñuel.
