Très convaincante, Manon Clavel fait bien ressentir le trouble intérieur de Kika quand elle passe de l’autre côté du miroir et s’initie à ces pratiques SM.
Si Alexe Poukine montre bien la situation de certaines femmes élevant, seule, sa fille, et contraintes à tout pour vivre, si la mise en scène montre sans voyeurisme ces séances, de manière très factuelle, la dernière partie de l’histoire finit par devenir lassante, répétitive et on finit par décrocher de cette tranche de vie un brin lugubre. Et on reste aussi à distance d’un autre thème du film : celui du travail de deuil.
Film sur la vie, Kika est aussi un récit de survie auquel il manque un certain supplément d’âme.
