À travers le cadre de ce chantier, hier fier de sa mémoire ouvrière, et aujourd’hui reconverti en lieu de réparation de yachts, le film « raconte » bien la mutation sociale d’une société en crise et où les « vieux » ont perdu leurs repères quand la jeune génération doit trouver sa place coûte que coûte.
Ce grand film politique saisit la violence qui habite cette jeunesse et que le cinéaste regarde sans la juger, ce qui est une force du film. Un des moments forts de l’opus, c’est la séquence du discours final d’Antoine, parlant de l’acte gratuit, qui fait écho à L’Étranger, d’Albert Camus. Le réalisateur d’Entre les murs, frappaient ici fort, une fois de plus avec des dialogues qui sonnent en permanence juste.
