Dans le décor singulier des bureaux de cette entreprise abandonnée, avec des éclairages choisis qui confèrent à l’histoire une atmosphère de thriller social, le cinéaste parvient à créer une atmosphère anxiogène à souhait. Par moment, on se croit dans une dystopie alors que ce genre de situation existe bel et bien. Avec une nouvelle forme d’exploitation d’homme par l’homme, où des travailleurs en situation précaire en exploitent d’autres, qui sont aussi dans un moment de précarité.
C’est noir, mais d’un grand réalisme avec une touche d’espoir qui vient, peut-être, de la jeunesse. Et les relations entre Louise Bourgoin, impeccable dans ce rôle, et l’adolescent révolté campé par Samy Belkessa procure à ce film des moments forts.
