Un comédien qui va jouer dans une fiction le général Sissi avec un officier des renseignements présent en permanence sur le plateau et qui intervient à tout bout de champ. Pour autant, la force de ce Dr Mansour, cette éminence grise, est qu’il a lui une ligne de conduite rectiligne, une forme de « droiture » dans sa fidélité au régime.
À travers ce monde régi par les apparences, où les trahisons sont nombreuses, le film déroule une vision noire de la haute société égyptienne où il faut se méfier d’abord de ses amis. Et où un homme comme George symbolise ces personnalités qui sont tout sauf radicales, malgré une forme de franc parler, et qui sont prêts à tout pour maintenir leur niveau de vie.
Un film noir sur l’Égypte vue par un cinéaste contraint de vivre en exil depuis une décennie ce qui confère à son nouvel opus une nostalgie certaine. « Je n’y ai pas mis les pieds depuis une dizaine d’années et je sens bien que, dans ma tête, j’en garde une version fantasmée, comme ces vieilles photos qui s’estompent pour ne laisser que de vagues souvenirs. En tournant, je me suis rendu compte que le Caire était, comme Hollywood, figée dans le temps. »
Un film à l’atmosphère vraiment originale et doté d’un casting impeccable.
