De façon très fluide, la caméra, très proche des personnages, suit les tensions qui se jouent dans ce couple, malgré une vraie passion et une forte entente sexuelle. À cet égard, Daishi Matsunaga réussit à tourner des scènes de sexe d’une grande beauté et sans jamais céder à la moindre once de vulgarité ni de voyeurisme. Il restitue aussi très bien l’atmosphère des dîners gay des amis de Kosuke qui échangent de manière très directe sur leur vie intime et n’hésite pas à se montrer dans leur extravagance dans la rue.
Enfin, le film est aussi une réflexion sur le travail de deuil et la solidarité envers ceux qui souffrent et sont un peu oubliés. Parfois cruel, Egoist aborde ainsi l’homosexualité avec une grande finesse et le duo de comédiens est impeccable de justesse
