Décrivant des existences dans toutes leurs névroses et leur complexité, porté par un travail subtil sur les lumières, ce film d’une grande beauté formelle, est un portrait subtil d’une société qui se cherche et de personnages livrés à eux-mêmes. Le titre du film est tout un symbole et fait référence au type d’architecture carcérale imaginée par le philosophe anglais Jeremy Bentham et son frère Samuel à la fin du XVIIIe siècle et dont l’objectif de la structure était de permettre à un gardien, installé dans une tour centrale, d’observer tous les prisonniers qui ne savent pas, eux, s’ils sont observés… Commentaires du cinéaste : « Dans ce système, peu importe qu’i y ait un observateur dans la tour, le comportement des prisonniers est influencé, qu’il soit présent ou non. » Et c’est, symboliquement, la présence que fait planer Dieu sur les hommes, et Sandro notamment, dans ce premier film tout à fait remarquable.
