S’il manque parfois un fil conducteur aux différentes séquences – sans doute dû à un un tournage construit dans l’urgence- Kateryna Gornostai montre bien comment ces écoles sont des lieux de résilience où l’on apprend aux enfants à supporter le pire. C’est la séquence forte par exemple d’une institutrice qui, face à l’enfant pleurant en regardant le portrait d’un père tué sur le front, trouve les mots pour la motiver à continuer à apprendre. La cinéaste souligne : « Il est souvent difficile pour les spectateurs de s’impliquer émotionnellement dans un film où l’on ne reconnait pas les personnages. Nous avons compris que le film serait une sorte de patchwork, et qu’en tant que spectateur, il faudrait accepter de se laisser porter. On peut ne croiser un personnage qu’une seule fois, mais ce moment doit être chargé de sens. »
Avec la situation actuelle, et l’accélération des offensives russes actuellement cette vision d’une autre guerre d’Ukraine est un moment fort cinématographique et souligne l’importance d’un combat pour maintenir l’éducation en fonctionnement.
