Israël : la « belle vie » ou « la nuit »

Divisé en plusieurs chapitres qui vont de « La Belle Vie » à « La Nuit » – tout un symbole, Oui contient aussi un moment très symbolique où, avec une vieille amie (amour) de jeunesse, Y. contemple Gaza sous les bombes depuis la colline de… l’amour. Comme s’il s’agissait d’un spectacle habituel.

Provocant et polémique, ce film va susciter le débat – certains techniciens ont même abandonné le tournage à cause du sujet du film et des opinions du cinéaste-, mais Nadav Lapid a l’honnêteté de filmer le quotidien d’une société au bord du précipice. « Pardon d’être lâche, maman ! » crie le musicien en scrutant le ciel, le même homme qui ira jusqu’à lécher les chaussures d’un autre artiste dans une séquence dérangeante à souhait.

Nadav Lapid a eu, lui, le courage de filmer ce qui peut faire mal dans la société israélienne actuelle, sans pour autant cacher les horreurs commises lors des attentats du 7 octobre.

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