La femme et le volcan

Loin des classiques films catastrophe, le cinéaste opte pour une caméra à hauteur d’humains et qui fait bien ressentir la complexité de ce qu’on peut ressentir, même quand c’est son métier, devant un volcan. Avec Marina Foïs, on a affaire à une femme qui a la tête sur les épaules et qui joue avec un vrai naturel cette chercheuse autoritaire, mais qui peut aussi se remettre en question. Face à elle, la nonchalance du personnage campé par Théo Meurice agit comme en contraste. Ils sont entourés par des personnages de la société civile pour les seconds rôles, ce qui donne une crédibilité certaine à l’opus.

Si l’on peut regretter parfois un manque de rythme parfois de l’histoire – mais le calme précède, dit-on, la tempête – elle montre bien la difficulté de se comporter face à des tels évènements naturels, ce que vivent les habitants quand l’évacuation est ordonnée et comment les autorités de la Préfecture jouent avant tout la sécurité. Mention spéciale à la photographie du film, et cette image granuleuse du chef opérateur Jacques Girault, qui confère parfois aux plans un climat de cauchemar, d’irréel. Comme si l’on était dans un mauvais rêve.

A signaler dans le bonus, le court-métrage très original Madame, de Cyprien Val, dans lequel Nicole Garcia joue la femme d’un Préfet, perdant la mémoire, se sent pourtant plus libre que jamais.

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