L’autre motif est aussi celui de la découverte de l’attirance homosexuelle pour Vlad, qui lui sert un peu de chaperon sur le chantier où Enzo se montre souvent malhabile. La subtilité de l’histoire est de lui faire découvrir cet autre aspect de sa libido à travers ce fantasme de cet ouvrier étranger, qui ne joue sur aucune ambiguïté dans leur relation.
Le dernier motif, amené d’originale façon, est l’évocation du conflit ukrainien à travers les personnages de Vlad et Miroslav qui en parlent à distance dans leur conversation de chantier. Ainsi dans ce cadre préservé de la Côte d’Azur, résonnent les rumeurs proches d’un conflit meurtrier avec l’évocation d’un retour possible dans un pays confronté à une guerre sauvage.
Filmant de manière subtile les errances de l’adolescent, le film est servi par un casting en équilibre entre acteurs non professionnels- Eloy Pohu etMaksym Slivinskyi n’avaient jamais tourné auparavant – et professionnels. Pierfrancesco Favino notamment signe une composition forte de ce père aimant, attentif, mais qui a bien du mal à comprendre le parcours de ce fils qui lui échappe et qui rêve pour lui « d’ambitions plus grandes« .
Un récit subtil sur des personnages tentant de se construire une nouvelle vie et qui sont rattrapé par la réalité.
