Quand Boisset frappait fort

Comme le gouvernement algérien n’a pas autorisé le tournage dans le pays, Boisset a mis le cap sur la frontière marocaine avec des paysages qui ressemblent à ceux du pays voisin à cinq kilomètres du plateau.

Certes le cinéaste ne fait pas dans le demi ton et signe un film engagé et polémique sur une question qui fâche. Lui-même appelé durant la guerre d’Algérie, il a toujours dit qu’il avait acquis de ce service militaire la conviction que l’Algérie devait être indépendante et nourri un antimilitarisme certain. Pour autant, le film du cinéaste, récemment disparu, est assez exemplaire de sa volonté de dénoncer, dans ses œuvres, toutes les injustices et les comportements contraires à la démocratie. Côté musicale originale, c’est François de Roubaix qui signe une partition très efficace quand Lény Escudero interprète la chanson du générique.

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