Anthony Hopkins en Freud vieillissant

Même si le cinéaste inclut quelques respirations oniriques et réalistes – avec la séquence des tranchées, déterminantes dans la vie de C.S Lewis – cette Dernière confession a surtout des allures de joutes intellectuelles et verbales entre les deux protagonistes. Certes sont évoquées dans le scénario l’addiction du psychanalyste à la morphine, les relations homosexuelles de sa fille qui est un peu son souffre-douleur, mais le film se résume trop souvent à cette joute verbale dans une atmosphère tamisée de la maison du docteur et elle perd très vite d’intensité.

Tout le talent d’Anthony Hopkins qui, une fois de plus, a fait un long travail de préparation en modulant sa voix rendue plus rocailleuse et en travaillant de longs mois sa posture, sa manière d’être, ne sauve pas un opus qui a bien du mal à échapper à une forme de théâtre filmé et, manquant d’intensité, finit pas ennuyer son monde.

Laisser un commentaire