Et, à travers différentes séquences – aussi bien le dîner dans le restaurant de leur mariage qui tourne au karaoké triste que la scène où le père et ses enfants sont virés du bus par une conductrice qui ne prise guère la verdeur de leurs échanges – , le cinéaste parvient à créer une atmosphère juste où l’approche psychologique des différents personnages est fine.
La réussite du film repose aussi particulièrement sur les épaules du duo de comédiens. Face à José Garcia, qui tente de recoller mes morceaux parfois avec une grande naïveté mais aussi de la générosité, Charlotte Gainsbourg est surprenante dans la peau de cette jeune femme qui a du mal à couper les ponts par crainte de blesser, mais est capable de refuser tout débat d’une seule réplique. Dans la séquence entre pleurs et sourire de son agence de voyages, elle est parfaite.
Une jolie surprise donc que ce film chaleureux et humain qui a décroché le Grand Prix au Festival de l’Alpe d’Huez.
