La relève du cinéma iranien

Comme Jafar Panahi, Saeed Roustaee a été inquiété par les autorités israéliennes et condamnés même à six mois de prison pour avoir « contribué à la propagande de l’opposition contre le système islamique » , la faute à la présentation sur la Croisette de son Leila et ses frères.

Avec cette quête féministe et humaniste dans un pays qui ne prise guère le combat des femmes, le cinéaste signe une œuvre engagée. Pour autant, il subit les critiques de certains compatriotes l’accusant d’avoir accepté les règles de la censure en faisant notamment porter le hijab à ses actrices. Dans un communiqué envoyé au magasine Variety, Saeed Roustaee a défendu son film comme un acte de résistance fait de l’intérieur. Il écrit : « Mon quatrième film raconte l’histoire d’une femme qui tient tête à tous les hommes qui lui font face, ainsi qu’à une société patriarcale qui la prive de tous ses droits, y compris celui d’être mère. Le hijab n’est pas mon choix, mais il fait partie de notre vie en Iran. C’est une loi imposée aux femmes, mais nous avons appris à résister de l’intérieur, pour la liberté. »

Une polémique de plus comme Cannes en a souvent suscité.

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