Ce récit d’une amitié qui naît permet aussi d’évoquer de nombreux thèmes : les relations avec un père qui doit prendre le relai à la mort de la mère (Cédric Kahn bourru et autoritaire à souhait); les relations du marginal avec l’assistante sociale (Emmanuelle Bercot, toujours juste dans son jeu); les premiers émois amoureux; le rapport à la nature; la crise du monde rural; le monde des marginaux à la campagne…
C’est qui confère la densité à ce scénario qui, malgré quelques longueurs dans la dernière partie du film, tient la route de bout en bout et nous offre des personnages attachants et vrais. Le choix des deux principaux interprètes n’est pas étranger non plus à ce côté authentique et un Théo Christine a été retenu en tenant compte de sa pratique du skate et dont le personnage a été inspiré par une ancienne connaissance du cinéaste.
Côté mise en scène, Antoine Besse ne joue pas le film sportif avec des cadrages qui remuent, des images sortant de l’ordinaire même s’il sait utiliser à bon escient certains travelling embarqués. Et l’idée de l’entraînement dans la vieille maison offre un cadre inattendu à cet entraînement.
Un premier film juste, touchant et original.
