Évoquant ce premier film qui joue sur la science-fiction, James Gray soulignait : « Je suis terrifié par la SF. C’est un genre tellement délicat car il y a des éléments de fantastique impliqués. Ce que j’essaie de faire est de représenter de la manière la plus réaliste possible le voyage dans l’espace pour dire essentiellement « L’espace nous est terriblement hostile. » C’est une sorte de « Au cœur des ténèbres » (ndlr : le roman de Joseph Conrad) sur un périple vers l’extrémité du système solaire. » Pour l’anecdote, le titre est un raccourci d’une formule latine : « Ad astra per aspera » qui signifie « Vers les étoiles, à travers la difficulté. »
In fine, quand il découvre que son père est toujours vivant et représente une menace possible, la solitude de Roy n’en est que plus pesante. Visuellement inspirée et inspirante, cette odyssée métaphysique, reposant sur les épaules d’un Brad Pitt (bien entouré il est vrai, notamment par Tommy Lee Jones), peut dérouter. Elle n’en demeure pas moins visuellement très réussie et originale.
