Une relation particulière

La mise en scène, d’un austère classicisme, tourne autour de ce duo d’amies que tout, sur le papier oppose, avec le choc entre une femme qui mène sa vie en toute liberté, Olga, et Ruth, qui se « réfugie » dans ses peintures, alors qu’elle ne voit pas les couleurs comme si elle s’interdisait de voir le monde tel qu’il est, parle peu.

Porté par deux comédiennes au jeu aussi fort que complémentaire – deux habitués de l’univers du cinéaste – ce drame dérangeant est aussi la description d’une forme d’amitié toxique, comme le prouve la séquence finale. Une vision d’une relation qui vampirise -même si Olga s’en défend aussi comme on le voit dans la séquence du Caire – alors que les hommes semblent tous dominateurs, violents, ce qui confère à l’ensemble une vision assez sombre des relations humaines. Un drame qui est bien accompagné par une musique originale classique qui ne vient jamais surligner l’intensité des moments, mais apporte un contrepoint en apparence apaisant dans ce contexte de tensions sourdes.

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