De Rosemary’s Baby, de Roman Polanski en 1968 à Dark Horse, son dernier film en 2011, Mia Farrow a marqué le grand écran de l’expression d’une certaine féminité, et d’une vraie complexité d’une artiste qui a oscillé entre folie et pureté. Des personnages qui rompent avec l’image « angélique » et juvénile de l’actrice. Claude Chabrol en a d’ailleurs joué de façon un peu cyniqueen 1972 dans Docteur Popaul dans lequel Mia Farrow campait une jeune femme pas très sensuelle et maladroite.
Fuyant la lumière, personnalité complexe, Mia Farrow ne permet pas de nourrir précisément un documentaire . Il fallait justement un travail de construction pour donner un vrai élan à un tel portrait honnête, mais brouillon et avec un parti-pris étrange, celui de ne pas traduire les extraits de films ce qui renforce le côté touffu de ce doc qui ne manque pourtant pas, ponctuellement, d’intérêt.
