TV : sur ARTE, DIMANCHE 27 AVRIL 2025, à 23h15
MIA FARROW, EN CLAIR OBSCUR, de Thierry Guedj – 52 mn
Documentaire
Score : 3/5
Le thème – Le cœur du portrait tourne autour de cette mère adoptive compulsive (14 enfants dont 8 adoptés), doublée d’une grande militante des droits de l’homme et de celle qui fut la compagne et l’égérie d’un certain Woody Allen – douze années durant – pour le meilleur et pour le pire, les gazettes à scandale en ont assez parlé pour qu’il ne soit plus besoin de revenir dessus. Une chose est sûre : les films tournés sous la houlette de Woody Allen sont autant de coups de projecteur sur la vie de la femme et de l’artiste avec le moment clé de La Rose pourpre du Caire où, soudain, la fiction « passe » dans la réalité. Jusqu’à Maris et femmes en 1992, dans lequel la crise de leur couple est au cœur du scénario…
Mon avis – Avec l’autrice Alice Mansion, Thierry Guedj signe un portrait un peu éclaté d’une actrice complexe, capable de jouer les rôles les plus dramatiques, voire fantastiques, comme de se glisser dans des histoires plus romantiques, légères. Une artiste qui a dû se faire un prénom : elle est la fille de deux grands noms de Hollywood : le réalisateur John Farrow et Maureen O’Sullivan, actrice irlandaise qui fut notamment la célèbre Jane des films Tarzan. Et, pudiquement, le film passe sous silence les accusations qui furent portées contre son père et le climat familial toxique.
Ce portrait en forme de kaléidoscope de témoignages finit pas nous perdre un peu en route, tant le réalisateur passe d’un sujet à l’autre sans une vraie épine dorsale. Vers la fin du portrait, on revient ici sur la jeunesse de l’actrice, tout comme on a pu sauter d’un séjour en Inde à sa relation amoureuse avec Frank Sinatra (la séquence de l’émission télévisée en forme de jeu est surprenante).

