Bérénice Bejo en militante révolutionnaire

Et la pression supplémentaire pour Maria tient à son refus de voir son enfant exfiltrer dans des ruches au Nicaragua ou à Cuba pour éviter qu’une militante ne parle parce que l’on torture son enfant sous ses yeux ! Une des forces du film et son originalité tient à raconter l’histoire du point de vue de la mère qui fait montre d’un courage exemplaire tout au long du récit, qui assume ses choix révolutionnaires mais doit, en outre, s’occuper de la sécurité de son enfant. Le moindre faux pas peut, de fait, avoir des conséquences dangereuses comme le prouve la séquence de la fête à laquelle participe, contre l’avis de sa mère, le fils de Maria.

Un personnage porté de bout en bout par Bérénice Bejo qui exprimer bien des sentiments sur son visage, non maquillé, souvent saisi en gros plan. Sa composition est absolument parfaite dans le rôle de cette femme qui met son engagement au-dessus de tout. Elle souligne : « Disons que ça la dépasse, comme un appel. Après, comme tout le monde elle s’est aussi construit une carapace. Les moments où elle est dure sont des moments de façade, qui alternent avec des moments où elle craque. Mais ces scènes sont toujours sur le fil, elles ne versent heureusement jamais dans le pathos. »

Un film engagé et politique qui rappelle les heures les plus sombres des dictatures en Amérique du Sud.

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