Pas facile de juger..

Une des forces du film repose sur l’équilibre au casting de comédiens professionnels et de néophytes, ce qui confère au film un grand réalisme, car Samuel Theis tenait à ce mélange qui a pourtant pris un certain temps. Il souhaitait ainsi « redonner au cinéma son rôle de témoin : témoin des voix que l’on n’entend pas, des vies que l’on ne regarde pas ».

Avec une présidente du tribunal, attentive, humaine et d’un calme absolu – une composition solide de Marina Fois – ce film autour d’un procès montre bien aussi comment le lieu est celui d’un certain mixage social et l’accrochage entre Fabio et la femme médecin, campée par Louise Bourgoin, témoigne aussi d’une certaine forme de lutte de classes.

En marge de cette sortie, se déroule l’enquête judiciaire consacrée à un signalement de violence sexuelle dont se serait rendu coupable le réalisateur. La production a pris en charge ce signalement avec transparence et courage et a mis en place une organisation complexe pour permettre la fin du tournage du film. Une atmosphère singulière pour « accompagner » la sortie de cette histoire singulière et forte, mais qui ne devrait pas influencer la réception de ce film.

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