La violence… de l’Ouest

Si les paysages sont l’autre personnage central du film, avec ces grands espaces où laisser se perdre le regard, Eastwood ne s’est pas embarrassé pour fouiller la psychologie de ses personnages. Le seul moment où ils tentent de se justifier, c’est avant de dégainer et de défourailler. Sans doute la peur du verdict du Jugement dernier… Et, d’une certaine manière, le cinéaste confronte l’Amérique d’aujourd’hui avec la violence originelle de sa fondation.

À signaler la prestation magnifique du regretté Gene Hackman qui ne voulait pas camper au début un personnage si odieux, un pur salaud. Il a eu raison de prendre le risque : ce rôle lui valu l’Oscar du meilleur second rôle !

Laisser un commentaire