Seule face aux promoteurs

La force du scénario consiste à jouer, avec habileté, sur les deux tableaux : d’un côté la lutte contre ce promoteur qui gagne les villageois, victimes de la pauvreté et du chômage, à sa cause et, de l’autre, le combat d’une jeune femme libre, marquée à vie par un mariage douloureux.

En fait, entre violences sociales et violences faites aux femmes – et qui plus est dans une société patriarcale – il faut une force de caractère sans pareille à Anna pour tenir tête, assumer sa liberté, y compris dans sa vie sexuelle. Rose Aste fait une composition parfaite de jeune femme de son temps et qui refuse de céder un pouce de sa liberté, y compris dans sa vie privée.

S’il faut aimer des films qui installent un climat lentement, quitte à jouer sur certaines redites (dans les séquences avec le promoteur notamment), Anna est un très beau portrait de femmes qui lutte jusqu’au bout. Et aussi un récit dont le message écologiste est indéniable, sans pour autant tomber dans la caricature.

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