Mal de mère

Graphiste de formation, Émilie Brisavoine signe un documentaire à la facture originale même si, visuellement, il part un peu dans toutes les directions, à l’image des cauchemars évoqués dans le récit. Mais, elle assume : « J’ai voulu faire une sorte d’anthropologie des images domestiques avec toutes ces images décriées pour leur banalité qui ne sont pas censées être du cinéma. » En ce sens, ce doc s’inscrit dans l’air du temps.

Le personnage de cette mère « indigne », très autocentrée, porte ce documentaire sur la difficulté de communiquer entre mère et fille, et sur la difficulté d’être que cela provoque. Un film sur la filiation et ses traumas – la réalisatrice avoue qu’elle a toujours « peur d’elle » et tente bien des thérapies pour échapper à ses fêlures- qui peut remuer en chacun pas mal de choses. Et la cinéaste de conclure : . « Avoir travaillé ce film si intensément, avoir inventé une forme, cela a mené à une sorte d’acceptation, parce que j’ai posé quelque chose. Accepter l’irrésolu, c’est une manière de devenir adulte.« 

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