Ce qui fait la force du programme, c’est l’opus de ‘Augusto Zanovello, Lola et le piano à bruit, construit de manière très habile en stop motion, où, sur la bande originale savoureuse de Christian Perret, le cinéaste évoque le handicap et les troubles du spectre d’autisme de manière très vivante et tonique. Une idée des plus originales car ce sont les sons qui relient le jeune Simon au monde extérieur, ce qui permet à l’histoire de dériver vers un big band salvateur avec, en prime, l’invention de ce piano à bruits, sorti du cerveau inventif du copain Rolih (déjà créateur d’un trombone à coulisses à base de tuyaux en PVC) et qui permet à la joyeuse bande de gamins de mener finalement le tempo.
Au-delà de la question de l’autisme, l’histoire évoque aussi plus généralement les relations humaines que ce soit, comme le dit le cinéaste, « entre les adultes et les enfants ou les adultes entre
eux, au-delà de leurs différences sociales ou culturelles. » Et la présence du propriétaire ombrageux et sûr de son droit renvoie à un quotidien qui peut parler à tout un chacun…
