2024 dans le rétro

Alors que l’on va tourner la page de 2024 au cinéma, voilà un retour sur les films qui ont marqué à mes yeux le grand écran durant ces douze mois.

La Palme d’or injustement manquée

Emilia Perez, le film de Jacques Audiard aurait largement mérité de décrocher la palme tant ce drame, reposant sur un scénario fouillé, est bien joué et est filmé magistralement.

Un cinéaste courageux.

Ayant échappé de peu à la prison, ayant réussi à venir sur la Croisette, Mohammad Rasoulof a signé avec Les Graines du figuier sauvage, un drame puissant sur la révolte des iraniens contre le régime des mollahs. Cinématographiquement, Mohammad Rasoulof a fait mieux, pour autant son dernier film tourné dans des conditions extrêmes méritait de recevoir ce Prix spécial du Jury.

Une rencontre politique

Servi par une mise en scène splendide en noir et blanc, Tatami décrit comment un championnat du monde de judo donne un éclairage singulier sur la dictature religieuse iranienne. Une vraie claque.

Une tranche de vie que l’on n’oublie pas

L’Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine. Loin de tous les débats politiques rances, ce drame puissant décrit de manière très réaliste, le quotidien d’un livreur sans papier dans Paris.

Un film d’animation inattendu

La shoah en film d’animation ou La Plus Précieuse des marchandises. Décidément, Michel Hazanavicius a tous les talents et il a réussi une adaptation forte en film d’animation du livre magnifique de Jean-Claude Grumberg. Et puis, c’est l’occasion de réentendre la voix de Jean-Louis Trintignant.

L’hommage à une actrice

Jessica Palud revient sur la carrière de Maria Schneider et les agressions dont elle fut victime sur le plateau de Dernier Tango à Paris. Maria est un témoignage puissant sur les coulisses d’un métier. On sait qu’il faudra désormais compter avec Anamaria Vartolomei.

Le camp de la honte

Dans La Zone d’intérêt, Jonathan Glazer parvient, de manière très inconfortable pour le spectateur de nous faire partager l’intimité d’un père de famille presque « banal » : le commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss. Christian Friedel et Sandra Hüller sont éblouissants.

Au cœur de la création

Avec Il était une fois Michel Legrand, David Hertzod Dessites filme au plus près ce compositeur qui n’avait pas un caractère facile. Une plongée au cœur de la création avec un artiste qui touchait à tout.

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