CINÉMA (REPRISE) : MERCREDI 25 DÉCEMBRE 2024
DOMAS LE RÊVEUR, de Arūnas Zebriūnas – 1h06 (1973)
Avec Darius Bratkauskas, Daiva Dauyetite
Mon avis : 4 sur 5
L’histoire
Le petit Domas peut s’endormir n’importe où : la tête posée sur un bureau d’écolier, sur un banc public, ou même dans une cave sur une pile de matelas. C’est qu’il essaye par tous les moyens de retrouver dans ses rêves un mystérieux général qu’il a rencontré un après-midi au bord d’un lac. Ses camarades de classe, fascinés par l’histoire de ce général font tout pour lui faciliter le sommeil. Il se heurtera à un mauvais garçon qui ne cessera de lui jouer de mauvais tour.
Et alors ?
Voilà une nouvelle occasion de se plonger dans l’univers du cinéaste lituanien mort en 2013, après La Belle et La Jeune Fille à l’écho. Dans ses premiers films, Arūnas Zebriūnas savait utiliser le regard des enfants et des adolescents pour échapper aux règles de l’idéologie imposée durant l’ère soviétique. De fait, la manière dont les enfants ont de voir le monde laisse une certaine liberté au réalisateur pour décrire de façon détournée la réalité, faire surgir un char d’assaut au milieu d’une scène par exemple… Arūnas Zebriūnas déclarait : « Je n’ai pas fait des films pour les enfants mais avec des enfants. L’atmosphère, qui régnait dans le monde de l’art en Union Soviétique, était répugnante, je ne voulais pas me retrouver embourbé dans le Parti. Quand j’ai commencé à tourner des films avec des enfants toutes les exigences du parti se sont volatilisées. »
Grâce à cette plongée dans le monde de l’enfance, Arūnas Zebriūnas permet de transposer des situations vécues dans le monde des « adultes »grands » que ce soit la guerre et ses absurdités, le conflit entre les forts et les faibles, les relations de couple, l’éducation…

