Le chant d’une guerrière

Ce qui renforce encore le scénario et lui confère une touche de subtilité, c’est la relation décrite entre cette femme et son jeune fils, muet, et pour lequel elle se bat afin de lui payer des études d’architecte, son rêve. Il y a entre eux des séquences touchantes et bien senties qui se passent de mots. Nisrin Erradi (récemment vue dans Reines) est bluffante dans le rôle de Touda, un rôle pour lequel elle s’est formé pendant un an et demi auprès de Cheikhates professionnelles, pour apprendre à chanter, à danser, à jouer des percussions et même à s’exprimer comme elles. À l’image, le résultat est bluffant.

S’appuyant sur une mise en scène raffinée aussi bien dans les séquences extérieures qui montrent un Maroc loin de tout tourisme que dans les séquences intérieures -le travail de la directrice photo Virginie Surdej est subtil dans l’utilisation des lumières – ce drame est un récit prenant et le portrait d’une femme qui résiste, malgré le poids d’une société patriarcale toujours rétrograde.

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