Sur le ton de la comédie et avec un dialogue bien mené, Victor Rodenbach décrit de l’intérieur la vie d’une troupe de théâtre avec ses questionnements permanents, ses remises en cause, ses tensions. À cet égard, les séquences autour du décor et de son sol en forme de patinoire donne lieu à des moments d’une grande drolerie. Une idée qui a été inspiré au cinéaste par un vrai incident, comme il raconte : « Je connais des acteurs et actrices qui ont été obligés de jouer sur un sol de ce genre et de se faire très mal en tombant malgré eux en pleine représentation. Je cherchais une idée qui puisse raconter l’entêtement de Nora avant qu’elle accepte de changer. La métaphore était parlante, je trouvais ça drôle, burlesque, le décor était visuellement intéressant… et ça permettait de le détruire au bout d’un moment.«
Avec des astuces pour nourrir le scénario – ainsi la scène du metteur en scène qui fume une cigarette auprès du comédien principal pour qu’on lui fiche la paix est un moment savoureux avec Bruno Podalydès en invité de marque- ce film est une approche originale de la relation amoureuse. Et de la difficulté d’être, ensemble qui plus est, à la ville comme à la scène.
