Le spectateur en a pour son argent et, scénario oblige, offre une succession de temps forts avec des voitures qui chassent en meute des tornades balayant tout sur leur passage. Sur soixante jours de tournage, au cœur de l’Oklahoma (région où a grandi le réalisateur), deux tiers ont été consacrés à ces séquences d’action et, à l’image, le résultat est des plus spectaculaires. Pour être le plus réaliste possible, trois maisons intactes de la région ont, par exemple, été acquises puis démolies durant le tournage pour en montrer l’intérieur et l’étendue des dégâts.
Glen Powell, qui apporte la touche de charme avec Tyler, a connu la réalité d’une tornade, en 1997 : alors âgé de 9 ans, il a rendu visite à sa tante dans la ville de Jarrell, quand la région a été balayée par une tornade de force F5, et, avec sa famille, ils s’étaient réfugiés dans un magasin de tapis. Sans doute, l’expérience a nourri sa composition.
Si le film ne fait pas dans la subtilité côté scénario, il est d’une grande efficacité et, malgré quelques clichés, tient ses promesses. Et il sort à point nommé dans ces temps de dérèglements climatiques pour faire réfléchir, si possible, les sceptiques de tout poil.
