Faisant des clins d’œil à des classiques du cinéma, tel Le Cercle des poètes disparus auquel le final fait clairement référence, Jennifer Devoldere a pu compter sur un casting bien équilibré, notamment José Garcia qui, sans pousser le trait, campe un professeur impliqué dans son métier et qui est à l’écoute de ses élèves en toutes circonstances, sans être dupe du système. « Pour moi, les profs sont des Don Quichotte et Devarseau, mon personnage, n’a pas de jugement, pas de dogme – il se dit seulement que l’école est sans doute le dernier bastion où l’on peut donner une éducation à un être », dit le comédien.
En prime, Jennifer Devoldere a eu la main heureuse avec le jeune Joachim Arseguel qui, au début, ne voulait pas être de l’aventure : « On a aussi intégré ‘sa manière’ de bégayer, ce temps qui lui est propre et très personnel lorsqu’il parle. Je me suis adaptée à lui, et je crois que ça a donné une écriture filmique particulière qui marque le film parce que je l’observe beaucoup. » Accompagné d’un coach, ce jeune acteur bluffe son monde dans la représentation finale.
Si le film aurait mérité plus d’audaces dans la mise en scène et le montage, il délivre un message optimiste sans pour autant décrire un monde de Bisounours.
