On connaît le talent de Ridley Scott pour capter des scènes spectaculaires et, cette fois encore, il le prouve aussi bien dans l’attaque de la place forte avec l’arrivée des galères qui foncent sur les murs que dans les séquences d’arène – le Colisée a été reconstitué sur l’île de Malte- même si parfois l’exagération est de mise que ce soit avec les singes gigantesques ou avec le rhinocéros transformé en char de combat. Sans parler de glaive, des armes lourdes, maniés comme des rapières de mousquetaires.
Pour autant, le rythme est là et l’on ne boude pas son plaisir devant cette histoire de haine en héritage dans laquelle Connie Nielsen (survivante du premier film) apporte la touche féminine et glamour dans ce monde de brutes. Et puis – et c’est la pièce maîtresse du casting – c’est Denzel Washington, magistral dans le rôle du marchand d’esclaves, aussi cruels que machiavéliques et qui ourdit des plans tordus, sans jamais se départir d’un sourire inquiétant, jusqu’au bout de ce film qui redonne ses lettres de noblesse au bon vieux genre du péplum. Pour l’anecdote, Paul Mescal a été choisi par Ridley Scott pour camper le descendant de Maximus (Ridely Scott), grâce à son physique et ses nombreuses scènes où il jouait torse nu dans la pièce de théâtre Un tramway nommé désir. Les séances de musculation ont permis ensuite de lui donner l’enveloppe physique digne d’un vrai légionnaire et il assure de bout en bout dans ce bon vieux récit de vengeance.
De l’action au service d’un divertissement à grand spectacle.
