Des relations toxiques…

Alternant les scènes privées et les séquences de travail -Kana, esthéticienne, est spécialiste de l’épilation au laser, ce qui donne lieu à quelques échanges non dénués d’humour entre la jeune femme et ses collègues- Desert of Namibia décrit avec minutie les dérives intérieures de cette jeune adulte qui a bien du mal à suivre un cap dans sa vie sentimentale et à découvrir qui elle est vraiment. Et la vision de l’amour, selon Yôko Yamanaka, y est singulière comme s’il consistait à faire souffrir son partenaire et à se faire souffrir soi-même.

Pénalisé par sa longueur, n’évitant pas les répétitions de certaines situations, ce film où l’on sent l’influence d’un Pialat, voire d’un Rohmer, décrit l’angoisse de vivre et d’aimer dans un monde moderne un brin aseptisé. Malheureusement, il lui manque un peu de passion et d’émotion pour nous concerner vraiment. Sans doute aussi parce que, culturellement, le Japon n’est pas très proche de nous.

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