Face au vrai travail !

Une fois encore, le duo de réalisateurs sait décrire une réalité pas toujours douce sans jamais miser sur le pathos, la sinistrose. Gilles Perret souigne : « Je crois surtout que François et moi, on aime les gens. C’est un parti pris : on choisit de les aimer, de les faire briller, de chercher de la beauté en eux. Notre caméra filme à hauteur d’hommes, et de femmes bien sûr, très proches d’eux, on les touche presque, pour qu’ils nous touchent, et souvent les spectateurs sont touchés à leur tour. C’est aussi pour cette
raison qu’on filme juste à deux, c’est très léger, enfin à trois, là, avec Sarah… »

Trublion du monde politique, François Ruffin reste ici fidèle à lui-même et à l’esprit dévoilé, il y a huit ans dans Merci Patron ! qui lui avait valu un César. Et il réussit à faire parler les sans-grades de leur quotidien, sous le regard éberlué de Sarah Saldmann. Un tournage – et ce n’est pas le moindre mérite du film – qui semble avoir fait évoluer la mentalité de la chroniqueuse, sans pour autant la voir renier ses convictions libérales.

Laisser un commentaire