Le problème avec cette histoire, c’est que, malgré quelques séquences touchantes avec les deux petites filles notamment – Naíma Sentíes est étonnante de maturité pour son premier passage devant une caméra – ou avec la tante qui noie sa détresse dans l’alcool en confectionnant le gâteau de la fête, on se doute de ce qui va arriver et l’on se sent progressivement étranger à cette réunion alors même que chacun pourrait se retrouver dans un tel sujet. En prime, en « rajoutant »la figure du vieux père, qui s’exprime avec un micro après un cancer de la gorge, Lila Avilés force un peu sur la case mélo.
Alors, même si la séquence avec la guérisseuse apporte une touche de distance et d’humour à l’ensemble – quand les charlatans entrent en scène – et que les relations familiales sont montrées avec sensibilité, ce Totem ne parvient plus à nous concerner vraiment.
