Victime de sa « différence »

Ainsi le chef de la police proche de la retraite, campé avec justesse par Valeriu Andriutã, symbolise bien une population qui préfère les petits arrangements « entre amis » que l’application de la loi. Et ne se distingue pas par son courage surtout quand il a affaire à un père influent du village. Porté par un casting tout à fait convaincant, ce drame est aussi le portrait d’un jeune homme confronté à la solitude au sein même de sa propre famille. Avec un personnage inattendu et important dans le récit : celui de la jeune amie de Adi qui l’accompagne sans jamais porter un jugement, alors qu’on sent qu’elle pourrait avoir des sentiments amoureux pour lui. Emanuel Pârvu souligne : « Ce personnage, c’est l’âme pure de ce film. Elle est là pour montrer comment l’amour réel devrait être. Cette jeune femme représente l’amour inconditionnel que l’on peut ressentir pour quelqu’un et qu’Adi ne trouve pas chez ses parents. J’aime énormément ce personnage pour toutes ces raisons. »

Ce qui est intéressant dans ce film, c’est aussi que le cinéaste décrit sans pour autant porter un jugement. Il observe comment les relations humaines se font et se défont à partir du drame initial et son film, d’une facture classique au demeurant, est d’une grande finesse psychologique.

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