Avec Barbès, Little Algérie, Sofiane Zermani sert un scénario offrant un arrière-fond politique et social évident. Dans Première, il tient à souligner : « Ce film est un ovni vu la société dans laquelle on vit. Il n’y a ni cynisme, ni présupposé sur les uns ou sur les autres. Il montre que, contrairement aux idées reçues, la communauté algérienne n’est pas d’un seul bloc. »
Dans cette ode au métissage, Sofiane Zermani défend une autre vision de la France que celle véhiculée par certains politiques qui vantent les « vertus » du repli sur soi et sur une identité que l’on aurait bien du mal à définir de manière raisonnable. Après le rap, le cinéma doit désormais compter avec la personnalité qui prouve sa capacité à jouer avec la fibre intime. Il dit : « On ne me le proposait pas parce qu’on ne m’en pensait pas capable. On doutait de la sensibilité ou de la fragilité que je pouvais apporter à un personnage. À cause de mon image de rappeur, parce que j’affiche souvent en public une image tout en force… Hassan a dépassé ces clichés et m’a emmené sur un terrain qui, en fin de compte, me correspond bien mieux que l’action virile ou les propos musclés qu’on me connait. J’attendais ça depuis longtemps. Il fallait juste que je le fasse avec un réalisateur en qui j’ai confiance. »
Une nouvelle aventure commence pour Sofiane Zermani.
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