Michel Blanc passe à l’ombre

L’humour est en deuil. Michel Blanc qui excellait dans la comédie – mais pas que…- est mort à l’âge de 72 ans, à la suite d’un malaise cardiaque, amputant la bande du Splendid d’un de ses fleurons. Et le cinéma d’un artiste audacieux.

C’est sûr, son personnage de Jean-Claude Dusse, le paumé des Bronzés, restera dans les mémoires tant ses répliques de dragueur pitoyable faisaient mouche.

Dans la bande du Splendid où il avait été révélé dans les années 70, après la rencontre sur les bancs du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, il campait ce loser splendide qui cachait sa difficulté de vivre et de séduire derrière un bagout de forain du dimanche. Un personnage qui marquera la série des Bronzés. En 2018, il avait déclaré au Monde sa source d’inspiration : « Jean-Claude Dusse, c’est le type très maladroit, un peu désespéré, qui se dit: ‘Je ne peux pas plaire à une fille, mais on va quand même essayer.’ C’est en découvrant les films de Woody Allen que j’en ai eu l’idée« .

Mais Michel Blanc ne pouvait se résoudre à être une caricature et, très vite, il a voulu sortir de l’image de ce loser sympathique même s’il le campe une énième fois dans son premier film de réalisateur, en 1984, Marche à l’ombre où, au côté de Gérard Lanvin, il campe, au côté de François-Gérard Lanvin, un paumé, Denis qui tentent de rebondir en « montant » à Paris. Une aventure non dénuée de risques.

Laisser un commentaire