CINÉMA : MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2024
UN FIL, de Daniel Auteuil – 1h55
Avec Grégory Gadebois, Daniel Auteuil, Sidse Babett Knudsen, Alice Belaïdi
Mon avis : 4 sur 5
L’histoire
Depuis qu’il a fait innocenter un meurtrier récidiviste, Maître Jean Monier ne prend plus de dossiers criminels. La rencontre avec Nicolas Milik, père de famille accusé du meurtre de sa femme, le touche et fait vaciller ses certitudes. Convaincu de l’innocence de son client, il est prêt à tout pour lui faire gagner son procès aux assises, retrouvant ainsi le sens de sa vocation.
Ce qui touche dans ce film ?
Six ans après Amoureux de ma femme, Daniel Auteuil a décidé de revenir derrière la caméra, alors qu’il pensait s’arrêter, grâce à sa fille, Nelly qui le produisait avec Hugo Gélin, et qui lui a fait découvrir le blog d’un avocat aujourd’hui disparu, Jean-Yves Moyart, qui exerçait sur la toile sous le pseudo de Maître Mô. Lisant ses posts, il a été interloqué par les histoires de vie et de justice qui s’y dévoilaient. Et Daniel Auteuil souligne ; « « La vérité qui devient une intime conviction, quelque chose d’impalpable. La découverte de ce blog m’a conduit au cœur de l’humanité, dans toute sa force et sa fragilité mêlées. J’ai donc eu envie de faire un film pour raconter cette quête de vérité. Il a vu juste en centrant son histoire sur le cas de Nicolas Milik, ce bon père de famille, peu habitué à s’exprimer en public, à être reconnu dans son humanité et qui est soupçonné du meurtre sa femme.
Décrivant avec une grande précision tout le système judiciaire, et sans jamais tomber dans la démonstration, Daniel Auteuil se place au plus près de l’humain dans ce récit nourri d’ambiguïté et qui, jusqu’à son terme, entretient le mystère sur la culpabilité ou non de Nicolas Milik. Et il filme notamment la tension très dure qui domine dans un prétoire où la vérité et le mensonge sont en permanence au cœur des débats. Des séquences servies par la photographie impeccable de Jean-François Hensgens.

