Après avoir vu Les Nuits de Mashhad, Guy Nattiv a voulu donne le rôle de la coach à Zar Amir Ebrahimi, mais, en la découvrant, il a eu le sentiment que leur collaboration devait aller plus loin et l’actrice a co-réalisé ce drame en noir et blanc avec lui, après avoir, auparavant, assuré la direction du casting.
Derrière un film sportif, dont une bonne partie se déroule aussi dans les vestiaires, lieu d’affrontement d’une coach apeurée et d’une sportive survoltée (Adrienne Mandi), Tatami offre une critique sans détour d’un régime autoritaire et opprimant les femmes, tel celui de l’Iran. Quand le cinéma est aussi un sport de combat… Une preuve de plus du courage des artistes iraniens qui continuent de créer sans se plier aux directives d’un régime abject.
