Jonas Trueba signe ici une comédie romantique pétillante, portée par le jeu de deux comédiens au diapason et qui, par le jeu léger, la subtilité des répliques et des situations, ne tombe jamais dans le déjà-vu et le pathos. La répétition de l’annonce de la séparation devient alors comme un « refrain » venant rythmer la progression du récit alors que, d’ordinaire, on répète plutôt à l’envi que l’on va se mettre en couple. L’autre originalité du récit, c’est que l’idée de cette fête vient du père de Ale, ce qui rompt tous les stéréotypes du genre maintes fois vus.
Et le fait que Ale soit aussi cinéaste et termine le film sur son histoire de couple renvoie à une mise en abyme originale. Cela créé une distance certaine et évoque, non sans humour, une forme d’absurdité de l’existence. Comédie sur les mystères de l’amour, Septembre sans attendre est aussi une façon très intéressante de raconter le cinéma en train de ce faire à travers tous ces petits riens de la production.
