La vie d’Alain Delon offrit bien des feuilletons à la presse à scandales comme à celle du cœur, sans parler des sites people, lui qui connut des histoires d’amour publiques très médiatiques : de sa relation avec Romy Schneider à celle avec Mireille Darc, sans oublier celle qu’il épousa, Nathalie Delon, la mère de son premier fils, Anthony.
L’homme était impatient, ombrageux, voire colérique et concevait la vie comme un ring où il fallait savoir donner et encaisser des coups. Sa passion du sport était chevillée au corps et il a organisé des championnats du monde de boxe, possédait une écurie de chevaux de course, aimait aller voir des courses de Formule 1 ( ci-contre sa venue en 1999 sur le circuit de Magny-cours)… Il avait même connu quelques démêlés avec la justice et fut marqué par l’affaire Markovic, son garde du corps dont le cadavre fut retrouvé dans une décharge même s’il sortit blanchi de ce sordide fait divers. Dans un de ses films fétiches, Le Samouraï, de Jean-Pierre Melville, son personnage, Jeff Costello dit : « Je ne pers jamais. Jamais vraiment », une formule signée Delon et qui pourrait lui servir de maxime de vie.
Avec sa mort au cœur de l’été, le cinéma perd une légende et un personnage entier qui ne reconnaissait plus le monde dans lequel la vieillesse le condamnait à s’effacer doucement. Malheureusement, les derniers mois du fauve laissent quelques images d’un homme hagard qui semble poser, bien malgré lui, dans des fêtes familiales destinées à la galerie et aux réseaux sociaux. Clap de fin sur vie intime. Il vaut mieux revoir les grandes apparitions de Delon à l’écran que de découvrir les sordides histoires d’héritage…

